PARRAIN 2020

Philippe Aractingi

Philippe Aractingi est à la fois auteur, réalisateur, producteur et photographe. Franco-Libanais,Philippe est né à Beyrouth en 1964. Autodidacte, il découvre sa passion à l’âge de 8 ans, lorsque son père lui offre son premier appareil photo. Il a réalisé plus d’une cinquantaine de films dont 4 longs-métrages primés à travers le monde notamment à Venise, Sundance, Dubaï… En avril 2018, Philippe Aractingi est nommé Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le ministère de la Culture français.

Cinéaste : C’est en 2005 que Philippe produit et réalise « Bosta », première comédie musical d’après guerre.Le film est un succès commercial; ce road movie, à la fois ludique et réaliste, réconcilie les Libanais avec leur cinéma et ouvre la porte à une nouvelle génération de films. Lorsqu’en juillet 2006 une nouvelle guerre éclate au Liban, Philippe Aractingi décide de tourner son second long-métrage d’un nouveau genre. « Sous les bombes » a pour décor le sud du Liban en plein désastre, il a été sélectionné à Venise, Sundance… et a reçu 23 prix à ce jour dont le prix Fipresci. « Bosta » et « Sous les bombes » ont représenté le Liban aux oscars en 2006 et 2008. En 2014, Philippe Aractingi se lance dans nouvelle écriture, cette fois-ci autobiographique avec « Héritages » qui retrace les exils répétés de sa propre famille,sur quatre générations et cent ans d’histoire. Pour son quatrième long métrage, sorti en 2017, Philippe prend le parti pris de raconter une histoire d’amour, loin des clichés. « Ismaii » ou « Listen », jugé trop audacieux, sera interdit aux moins de 18 ans au Liban et interdit de diffusion surles écrans du Moyen-Orient.

Documentariste : Entre 1984 et 2005, Philippe Aractingi a réalisé plus de 40 documentaires dans des pays divers et variés tel que la France, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Sri Lanka, la Tunisie, l’Égypte et la Mongolie.

Photographe : En 1975, la guerre éclate au Liban, Philippe la photographie pour la presse, mais très vite il s’arrête car celle-ci le répugne. Poète dans l’âme, il rêve de faire rêver les autres et continue alors sa carrière de documentariste puis de cinéaste. Tout le long, Philippe n’a jamais cessé d’immobiliser à travers son appareil photo « la fragilité de ce qui ne dure pas », il expose à Paris « Nuit sur Beyrouth » (2010), où l’on voit la ville s’éclairer comme elle peut au gré des fréquentes coupures d’électricité et des générateurs individuels qui alimentent quartiers et maisons de façon hétéroclite. Sa seconde exposition photo et vidéo « Obsession » (2018) présente l’évolution de Beyrouth à travers trois écrans, diffusant en simultané, les mêmes lieux à différentes époques. Paisible avant la guerre, défigurée en temps de guerre, et méconnaissable aujourd’hui, Beyrouth, chargé de souvenirs, se met à nu.

Extraits de sa filmographie :

Ismaii ou Listen (2017)
Meilleure cinématographie/image au Lebanese Movie Awards (2017) – Prix du Public au Festival d’Alexandrie (2018)

Heritages (2014)
Silver HAMBRA au Festival Granada Cines del Sur – Prix du public au Arab Film Festival de San Francisco – Meilleur réalisateur et meilleur montage au Lebanese Movie Guide Awards (2015)

Sous les bombes (2007/8)
23 prix dont : – le prix Golden Muhr, Meilleur Film et Meilleure actrice au Festival international du film de Dubaï (2007) – EIUC Human Rights Film Award à la Mostra de Venise (2007) – Critics Award et NETPAC Award au Festival du Film d’Antalya (2007) – Prix FIPRESCI de la critique internationale au Festival du Film de Bratislava (2008) – Meilleure musique originale, Prix du public et Coup de coeur du jury au Festival de Luchon (2008) – Prix Amnesty International au Festival Opendoek à Trunhout (2008) – Meilleur Film à la One World Media Award à Londres (2009)

Bosta (2005/6)
Prix du meilleur scénario aux Journées Cinématographiques de Carthage, 2002 – Murex D’Or au Liban – Meilleur premier film au Festival du Film Arabe de Rotterdam – Prix IMA pour le meilleur premier long métrage – Prix du Public au Queens International Festival – Prix du jeune public au festival Artemare en Corse.

Le Rêve de l’enfant acrobate (1995, Maroc, Documentaire 52’)
Grand prix du jury au Festival du Film de Beirut (1997)

Beyrouth de pierres et de mémoire (1992, Essai- 18’)
Médaille d’Or aux jeux de la Francophonie – Paris (1994) – Mention du Jury aux Journées du Cinéma Africain et Créole – Montréal, 1995

Vol libre au liban (1993, Court Métrage 18’)- Prix du Jury au festival international de Saint-Hilaire (1991) – Lauréat de l’Académie Carat (1992)

Par le regard des mères (1992, Documentaire 52’)
Sélection officielle du Festival du Film de Nyons

JURY 2020

Christine Choueiri – Actrice

Christine Choueiri est une actrice, écrivaine et penseuse libanaise. Elle fait ses débuts avecle célèbre comédien et réalisateur Doured Laham dans le film Al Takrir (1986). Elle débute sa carrière dans des séries, films et pièces de théâtre libanais mais aussi syriens. Diplômée en graphisme, elle part exercer ce métier en France dans les années 90, mais retourne rapidement au Liban en 1997 pour retrouver le monde du cinéma et du théâtre. Depuis, elle enchaîne des rôles brillants auprès de grands réalisateurs comme Ziad Doueiri dans L’insulte (2017), film nommé aux Oscars en 2018. Elle a également joué dans L’ombre de la ville (2000) ou encore Ghadi (2013). Son dernier projet est une série libanaise, Hadis Aleb filmé en 2019 et qui sera bientôt diffusée à la télévision libanaise.

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Rodrigue Sleiman – Acteur

Rodrigue Sleiman est un acteur et réalisateur libanais diplômé en arts dramatiques de l’Académie libanaise des Beaux-Arts et en réalisation de l’École Supérieure d’Études Cinématographiques (EPEC) de Paris. En 2010, il interprète son premier rôle dans Stray Bullet de Georges Hachem et enchaîne avec Ghadi de Amin Dora et The Valley de Ghassan Salhab. Il décroche ensuite des rôles majeurs dans les longs-métrages : I’m not a Martyr de Samah El Kadi, Halal Love de Assad Fouladkar, Still Burning de Georges Hachem, The Traveller (film franco-libanais) de Hadi Ghandour, The Beach House de Roy Dib, Heaven Sent de Wissan Charaf, Good Morning de Bahij Hojeij ou encore 1982 de Oualid Mouaness. En 2017, il remporte le prix du meilleur acteur de la Fondation Liban Cinéma pour son rôle dans Heaven Sent. Rodrigue Sleiman a également de nombreuses pièces de théâtre à son actif, tels que Carnage, écrite par Yasmina Reza et mise en scène par Carlos Chahine, Kelkon Sawa de Camil Salameh, Meteo Beyrouth de Aida Sabra ou encore Scène de Vie Conjugale de Michel Jaber. Enfin, Rodrigue Sleiman est connu pour ses rôles dans de nombreuses séries télévisées telles que Wa Achrakat, El Chams, Chariaat Al Ghab, etc. En 2011 il réalise son premier documentaire, Nice To Meet You, sélectionné au Dubai International Film Festivalet au Beirut International Film Festival.

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Myriam Sassine – Productrice

Myriam Sassine obtient son diplôme en études cinématographiques en 2005 et une maîtrise en recherches cinématographiques en 2009. De 2005 à 2010, elle est rédactrice en chef de nombreuses émissions de téléréalité. Elle réalise en 2009 un documentaire La Cause palestinienne dans le cinéma libanais et une vidéo No Connection en 2006 sélectionnée au festival du film de Tribeca en 2007, et distribuée via ArteEast dans plusieurs festivals et galeries d’art aux États-Unis, et de part le monde. Elle devient en 2012 productrice associée au sein d’Abbout Productions sur plusieurs films dont La Vallée de Ghassan Salhab (TIFF 2014/Berlinale Forum 2015) et Tramontane de Vatche Boulghourjian (Semaine de la critique – Cannes 2016). En 2017, elle produit Lebanon Factory qui fait l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Myriam produit aussi des longs métrages documentaires dont E muet de Corine Shawi (FidMarseille 2013/ KVIFF 2015), Trêve de Myriam El Hajj (Visions du Réel- Nyon/ Entrevues Belfort 2015), Panoptic de Rana Eid (Festival du Film de Locarno 2017), Un Certain Nasser de Badih Massaad et Antoine Waked (Festival Lumière/Cinemed 2017). Elle devient directrice des opérations de Schortcut Films en 2016, une compagnie dédiée au financement et à la coproduction de films internationaux et co-fonde le premier festival fantastique du monde arabe Maskoon Fantastic Film Festival dont la première édition s’est déroulée à Beyrouth en septembre 2016.

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Andrée Nacouzi – Actrice

Andrée Nacouzi est une actrice et professeure de théâtre libanaise, diplômée en arts dramatiques de l’Université Libanaise, Faculté des Beaux-Arts. Elle a à son actif un large portefeuille de performances sur scène, dans des courts-métrages, des séries télévisées et sur le grand écran.

Passionnée par le monde du théâtre, elle enchaîne les rôles auprès de grands metteurs en scène et interprète à deux reprises des pièces écrites par Mansour Rahbany dans Hokem Al Rohyan en 2004 et Sayf 840 en 2009. Elle multiplie les collaborations avec notamment Liviu Pancù dans La Légende de Maître Manole (2007), Camil Salameh dans Kif Hal Temssil Ma’ak (2008)Michel Jabre dans Shi Gharib (2010), Betty Taoutel dans Orbaa Bi Noss el Jomaa (2012) et Lina Khoury dans Majnoun Yehki en compagnie du célèbre artiste libanais Ziad Rahbani (2013).

Andrée a également participé à de nombreux longs et courts-métrages tels que Zennar el Nar de Bahij Hojeij (2003), De Solo de Jad Rahmeh (2011), Tannoura Maxi de Joe Bou Eid (2011) ou encore L’autre Côté de Novembre de Marianne Zéhil (2014).

En 2013, elle est récompensée au titre de meilleure actrice prometteuse pour son rôle dans la série libanaise Wa Ashrakat Al Shams de Charles Chlela, Andrée est connue pour ses rôles complexes dans de nombreuses séries télévisées telles que Halawat Al Rouh (2014) de Shawky el Majeri, Zabihat al Wardiya de Charles Chlela (2015), Mish Ana de Carine Rizkallah (2016), Al Hob al Haqiqi de Julien Maalouf (2017-2018), Al Aawda d’Elie El Semaan (2019-2020).

Son dernier projet est une Web-série filmée en 2020 par Tamer Mohsen et sera bientôt diffusée sur Shahid.

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Élie Yazbek – Écrivain, chercheur

Élie Yazbek, né en 1971 à Beyrouth, est un chercheur en études cinématographiques, dramaturge, metteur en scène et vidéaste libanais d’expression française et arabe. Il a publié Regards sur le cinéma libanais (2010-1990) (L’Harmattan), Montage et Idéologie dans le cinéma américain contemporain (EUE) et plusieurs pièces de théâtre en langue française, dont Orage d’été (2001), Les Autres Enfants de Dieu (2003). Il a coordonné les ouvrages Savoirs de Frontières (L’Harmattan, en collaboration avec Sylvie Dallet) et Images et Éthique (L’Harmattan) et a collaboré à diverses revues spécialisées pour des articles sur le cinéma. Il a également réalisé plusieurs courts-métrages et documentaires, dont Confusions, Le Souffle du néant, À la recherche de Fouad Abou Abdallah, Before After, Silwan, La guerre du Liban n’a pas eu lieu, etc. Elie Yazbek a été directeur de l’Institut d’études scéniques audiovisuelles et cinématographiques (IESAV) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth entre 2011 et 2020. Il est actuellement directeur de l’Ecole doctorale Sciences de l’Homme et de la Société.

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Serge Akl – Directeur de l’OT du Liban en France

À la tête de l’Office du Tourisme du Liban en France, Serge Akl, développe le premier projet cinéma construit sur mesure pour le Ministère du Tourisme libanais, entre 2005 et 2017. En collaboration avec la Fondation Liban Cinéma, il lance la participation du Liban au Marché du Film du Festival de Cannes, une première historique à partir de 2005. En 2009, il développe le premier guide professionnel du cinéma libanais qui devient rapidement un site média :  “à 35mm de Beyrouth” qui promeut le cinéma libanais et ses cinéastes, d’un côté ; et qui met en valeur le territoire libanais en tant que destination de tournages, de l’autre.

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